Née des sables et des rêves qu'ils engendrent, la demeure qui s'élève à l'orée de la palmeraie, réussit la gageure de concilier ce que l'orthodoxie architecturale a longtemps cru inconciliable : la rigueur, l'austérité de la brique cuite saharienne, à la grâce sophistiquée et citadine des céramiques et des stucs.
Et le résultat, surprenant d'harmonie, donne le ton à tout le parti pris architectural de ce palais. Massif, imposant et pourtant structuré en légèreté ; secret, discret, et pourtant tout en transparence, ombré, tourné vers l'intérieur, et pourtant si plein de luminosité. Le patio avec sa fontaine de marbre est la vérité de la maison. Celui du Dar Cherait avec ses quatre galeries couvertes est particulièrement réussi. Jadis, seuls les palais royaux avaient droit aux quatre galeries.